Les Faits : Février / Mars 2006 :
L’université Catholique indique dans son dernier sondage :
- Une chute de la candidate Lourdes Flores de 5 points.
- Une augmentation de Alan García respectivement de 4,5 et 4,2 points.
D’un autre coté l’institut de sondage IMA Estudios de Marketing S.A.C annonce Alan Garcia de APRA en tête avec 27,7 % des intentions de vote, Lourdes Flores quant à elle descendrait en seconde position avec 25,6 % et Ollanta Humala se conforterait dans sa troisième place avec 15,9 %.
Sondage : Des photographies instantanées de l'opinion.
Il faut prendre ces sondages politiques avec beaucoup de précaution. Qu’est ce qu’un sondage ? Un sondage est une mesure de l'opinion ou des comportements d'une population, d’un pays, effectuée au travers d'un questionnaire soumis à un échantillon représentatif de l'ensemble.
Le sondage électoral lui, à la particularité de ne traiter que les intentions de vote. Il s'intéresse à la fois aux opinions et à un comportement de vote. On évalue alors un climat électoral. C’est le seul type de sondage que l’on pourra sanctionner (ou pas) lors de la sortie des résultas réels de l’élection.
Mais pourquoi se petit rappel technico-sociologique ? Pour vous dire tout simplement que le sondage ne désigne pas toujours un vainqueur. Ce qui est le cas au Pérou où la tendance politique s’inscrit dans un climat d’incertitude des électeurs. Les gens ne savent pas pour qui ils vont voter ! L’université Catholique, Apoyo (autre institut de sondage) ne se mouillent pas trop lorsqu’ils font baisser Lourdes Flores de 5 points et augmenter de 4 points Ollante Humala et Alan Garcia. Cinq points, c’est grosso modo la marge d’erreur d’un sondage. Rappelez vous ce qui s’est passé lors des dernières élections en France.
Les Sondage au Pérou : Ce que j’aimerais savoir ?
- Comment a t’on recueilli l’information, par téléphone, questionnaire, dans la rue. Au Pérou, certaines personnes ne savent pas lire, certaines n’ont pas le téléphone….
- Comment a-t-on choisi l’échantillon, est elle représentative de la population du Pérou ? Choisir un bon échantillon ne doit pas être une chose évidente à faire au Pérou, connaissant les fortes disparités entre Lima la capitale et les autres provinces.
- Comment a-t-on formulé les questions ? La simple formulation d’une question peut induire en partie de la réponse.
- Comment les réponses sont-elles traitées par les statisticiens ?
- L'honnêteté des réponses : Parfois, les sondés n'assument pas face au sondeur la réalité de leur opinion et préfèrent déclarer quelque chose de plus consensuel.
- La volatilité des réponses. En effet, ce phénomène existe surtout au Pérou ou on peut remarquer des fortes évolutions des opinions dans le temps.
Qu’en concluez vous ?
Lourdes en tête….non c’est Garcia ….attention Humala remonte …ça me fait penser à un sprint d’arrivée du tour de France. Allez, il n’y aurait pas un peu de marketing dessous tout ça ? Au Pérou, les sondages ont toujours été sanctionnés par le résultat final. Pourquoi ? Tout simplement à cause de l’indécision des gens, des péruviens toujours déçus par leurs présidents. En plus de ça, cette année pour la première fois les militaires et policiers peuvent voter ; un nouvel électorat donc ! A cela, la faiblesse des structures politiques dans ce pays n’arrange pas les choses. En effet, Apra est un dès seul parti politique fort et organisé qui ne se soit pas construit sur une alliance politique. Tous les mêmes, tous corrompus (disent les péruviens) !
Ça c’est seulement mon impression personnelle ! Les péruviens ne voient pas ces élections comme un nouveau départ, un nouveau dynamisme pour le pays mais comme une fatalité. Plusieurs fois j’ai entendu : « Je dois aller voter ! Alors j’irais voter non pas pour choisir mon favori, car il n’existe pas… mais j’irais voter pour choisir le moins pire de tous ». Mais je critique, je critique….mais l’économie du Pérou n’a jamais était aussi bonne qu’aujourd’hui. Les péruviens veulent un président ou une présidente en qui ils peuvent avoir confiance et qui les feront tout simplement avancer.
Jérôme DENNI

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