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Comme tous bons français, on est fier de notre si bonne cuisine….et en venant au Pérou, je me suis dit qu’elle allait me manquer. Et en fait, presque pas ! Et oui mes chers lecteurs, on mange très bien au Pérou et presque partout, du petit restaurant familial aux restaurants huppés, il y en a pour tous les goûts et tous les budgets de 4 soles à 300 soles (environ de 1 euro à 75 euros) par personne. De plus, tous les péruviens que vous rencontrerez seront fiers de vous parler de leur cuisine, véritable fierté nationale. Personnellement, en France je n’ai jamais eu l’idée « de me faire un péruvien » ! « Un chinois, un japonais, un libanais, un italien, un grec, un indien etc. mais un péruvien ? ». On a bien tord ! Et oui, j’ai mené ma petite enquête sur cette cuisine haute en saveurs et en couleurs et vous n’allez pas être déçu du voyage. Alors allons-y !
Le Pérou : Le grenier du monde.
Sur les marchés vous serez agréablement surpris des couleurs, de la diversité des produits. Il n’existe pour ainsi dire pas de carences saisonnières du faite d'une situation géographique exceptionnelle propre au Pérou qui est doté de forêts tropicales, de déserts, de montagnes, d’océan. Les légumes verts et secs, le maïs et la pomme de terre y poussent tout au long de l’année.
Le Pérou est considéré comme le plus grand centre génétique du monde :
- Maïs (35 écotypes).
- Tomates (15 espèces)
- Pomme de terre (4000 sortes).
- Patates douces (2016 variétés, 65% du total mondial).
- 650 espèces de fruits « indigènes ».
- Un grand nombre de types de bananes.
- 2000 espèces de poissons (numéro un dans le monde).
On y trouve 84 des 117 écosystèmes de la planète. La géographie engendre une division gastronomique marquée. C’est pourquoi vous entendrez parler de la cuisine de la costa, de la sierra y de la selva (de la côte, de la montagne et de la forêt).
La cuisine péruvienne se repose sur de fortes influences culturelles. Basées sur le mélange de deux traditions culturelles : l’indigène et l’espagnole, auxquelles sont venus s’ajouter des apports africains et asiatiques (chinois et japonais) ainsi que des touches bien marquées de la cuisine française.
L’apport indigène.
A l’origine de la cuisine péruvienne se trouve la cuisine indigène. Les trois piliers fondamentaux de cette cuisine sont : la pomme de terre, le maïs et le piment. En effet, la pomme de terre est omniprésente dans les plats péruviens. Elle constitue par exemple la base de la « causa » (terrine de pomme de terre fourrée aux crevettes, au thon etc.), de la « papa rellena » (pomme de terre farcie), de sauces pimentées et de soupe de poisson. Je vous rappelle que l’origine de la pomme de terre est péruvienne !
Le maïs est lui aussi omniprésent au Pérou. Bouilli, cuit à la vapeur vous le trouverez sous de diverses formes.
Le piment, de toutes couleurs, de toutes tailles, figure dans de nombreuses préparations comme le « Rocoto relleno » plat de piments farcis d’Arequipa.
A ceci, vient s’ajouter les autres céréales natives du Pérou comme la « quinoa » (le blé des Andes), « le camote » (patate douce) etc. Les indigènes qui vivaient sur les hautes montagnes consommaient la viande de lamas et le cerf andin.
Enfin, mentionnons les nombreux fruits tels que la « palta » (avocat), la papaye dont il existe 8 espèces, la « piña » (ananas), la « lucuma », la « guanabana », la « cocona », « l’ aguaymanto », les fruits de la Passion parmi lesquels ont peut distinguer le « maracuya », la « grenadilla ». La plus part de ces fruits viennent de la forêt amazonienne, région dont l’influence c’est exercée plus tardivement que d’ autres sur la gastronomie.
L’influence espagnole et l’apport africain. Lors de la conquête au XVI siècle, les Espagnols introduisirent l’élevage des bovins et des porcins, la culture de l’ oignon et du citron. De nombreux plats péruviens sont originaires de la péninsule ibérique. Les brochettes de cœur de bœuf (« anticuchos »), macérées dans du vinaigre avec des piments rouges secs et des condiments, cuites au feu de bois sont à juste titre très populaire. Ces brochettes ont été importées par les Noirs que les Espagnols amenèrent au Pérou comme main d’œuvre esclave.
L’influence asiatique et les nouveaux apports européens.
En 1821 l’Espagne perd plusieurs de ses colonies et de ce fait, des dizaines de milliers de Chinois sont amenés au Pérou pour remplacer la main d’œuvre noire libérée. Les Chinois travaillent dans les plantations de canne à sucre le long des côtes. A leur libération, ils créent les fameux restaurants que l’on appelle « Chifas ». Ces restaurants, adaptant de vieilles formules culinaires et leur cuisine traditionnelle mélangée à des apports locaux, deviennent de plus en plus importants dans le paysage gastronomique péruvien. On leur doit entre autres, l’ introduction du gingembre et d’autres plantes aromatiques. L’un des plats les plus populaires, la viande sautée aux légumes, le « lomo saltado » est une création sino-péruvienne.
C’est pratiquement à la même époque que commence la migration européenne, en particulier celle qui provient d’Italie. Les Italiens s’installent sur la côte et transmettent leurs plats à base de pâtes, des glaces ainsi que certaines coutumes de préparation de poisson comme le Poulpe à l’olive (« pulpo al olivo »).
La dernière contribution à cet incroyable « melting-pot » culinaire date de la migration japonaise au début du XX siècle. Les Japonais adaptent les plats créoles et introduisent de nouvelles recettes. La richesse marine leur permet de réaliser des créations remarquables, en particulier dans la préparation du poisson cru.
La mer
La mer a toujours été historiquement une grande source de protéines pour le Pérou qui n’est pas un pays d’élevage. Frais, varié, le poisson est à l’origine de deux formes emblématiques de la cuisine péruvienne de la côte : les « ceviche » et les « sudados ».
Le ceviche est un plat de poisson cru ou de fruits de mer, marinés dans du jus de citron vert et du piment haché dont il existe un nombre incalculable de variantes. Les sudados, plats de poisson en sauce, préparés dans une marmite de terre, cuits à la vapeur réunissent poissons et fruits de mer dans un même repas. Lima est considérée comme un lieu exceptionnel de dégustation de poisson sur toute la côte du Pacifique.
La cuisine péruvienne aujourd’hui.
Aujourd’hui, la cuisine péruvienne tend vers la modernité. En effet, on peut voir apparaître de plus en plus des restaurants qui proposent un nouveau style de cuisine : la cuisine fusion, cuisine mélangeant la cuisine traditionnelle péruvienne et la cuisine européenne (particulièrement la cuisine française). Personnellement, c’est un délice ! Je me rappelle encore d’un gratin dauphinois avec une sauce au sauco (mûres péruviennes)……..Et permettez moi de préciser, que ce n’est pas parce que c’est de la cuisine dite moderne que vous allez trouver deux légumes dans votre assiette (ce qui se voit trop souvent à Paris par exemple) ; je vous défis même de finir votre repas !
Et enfin pour finir.
La cuisine péruvienne fait vraiment partie d’une des meilleures cuisines du monde. Variée avec de bons produits, tout cela favorisé par un melting-pot gastronomique impressionnant, on arrive à une cuisine globalement succulente. La gastronomie péruvienne à la réputation d’être la petite France de l’Amérique latine. Alors pourquoi est-elle si peu connue dans le monde, particulièrement en Europe ? C’est toujours la même chose, le Pérou a du mal à se vendre, à faire connaître ses richesses. Alors tout ce que je vous conseil, c’est si vous passez devant un restaurant péruvien (a Paris, il doit y en avoir, pues !), allez-y !
Jérôme DENNI.
17 mars 2006 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (11)
Ingrédients :
Garniture :
Feuilles de laitue, patates douces cuites à l'eau et coupées en rondelles, maïs.
Préparation :
Les receettes de poisson cru sont nombreuses. Certaines proposent de mettre un peu de céleri haché fin, du gingembre frais, d'autres suggéerent de laisser mariner le poisson 1/2h, 1h ou 2h.
* Pour diminuer l'intensité des piments forts : enlever les graines à l'aide d'une petite cuillère, puis les ébouillanter 3 fois.
13 mars 2006 dans Recettes | Lien permanent | Commentaires (1)
Les Faits : Février / Mars 2006 :
L’université Catholique indique dans son dernier sondage :
- Une chute de la candidate Lourdes Flores de 5 points.
- Une augmentation de Alan García respectivement de 4,5 et 4,2 points.
D’un autre coté l’institut de sondage IMA Estudios de Marketing S.A.C annonce Alan Garcia de APRA en tête avec 27,7 % des intentions de vote, Lourdes Flores quant à elle descendrait en seconde position avec 25,6 % et Ollanta Humala se conforterait dans sa troisième place avec 15,9 %.
Sondage : Des photographies instantanées de l'opinion.
Il faut prendre ces sondages politiques avec beaucoup de précaution. Qu’est ce qu’un sondage ? Un sondage est une mesure de l'opinion ou des comportements d'une population, d’un pays, effectuée au travers d'un questionnaire soumis à un échantillon représentatif de l'ensemble.
Le sondage électoral lui, à la particularité de ne traiter que les intentions de vote. Il s'intéresse à la fois aux opinions et à un comportement de vote. On évalue alors un climat électoral. C’est le seul type de sondage que l’on pourra sanctionner (ou pas) lors de la sortie des résultas réels de l’élection.
Mais pourquoi se petit rappel technico-sociologique ? Pour vous dire tout simplement que le sondage ne désigne pas toujours un vainqueur. Ce qui est le cas au Pérou où la tendance politique s’inscrit dans un climat d’incertitude des électeurs. Les gens ne savent pas pour qui ils vont voter ! L’université Catholique, Apoyo (autre institut de sondage) ne se mouillent pas trop lorsqu’ils font baisser Lourdes Flores de 5 points et augmenter de 4 points Ollante Humala et Alan Garcia. Cinq points, c’est grosso modo la marge d’erreur d’un sondage. Rappelez vous ce qui s’est passé lors des dernières élections en France.
Les Sondage au Pérou : Ce que j’aimerais savoir ?
- Comment a t’on recueilli l’information, par téléphone, questionnaire, dans la rue. Au Pérou, certaines personnes ne savent pas lire, certaines n’ont pas le téléphone….
- Comment a-t-on choisi l’échantillon, est elle représentative de la population du Pérou ? Choisir un bon échantillon ne doit pas être une chose évidente à faire au Pérou, connaissant les fortes disparités entre Lima la capitale et les autres provinces.
- Comment a-t-on formulé les questions ? La simple formulation d’une question peut induire en partie de la réponse.
- Comment les réponses sont-elles traitées par les statisticiens ?
- L'honnêteté des réponses : Parfois, les sondés n'assument pas face au sondeur la réalité de leur opinion et préfèrent déclarer quelque chose de plus consensuel.
- La volatilité des réponses. En effet, ce phénomène existe surtout au Pérou ou on peut remarquer des fortes évolutions des opinions dans le temps.
Qu’en concluez vous ?
Lourdes en tête….non c’est Garcia ….attention Humala remonte …ça me fait penser à un sprint d’arrivée du tour de France. Allez, il n’y aurait pas un peu de marketing dessous tout ça ? Au Pérou, les sondages ont toujours été sanctionnés par le résultat final. Pourquoi ? Tout simplement à cause de l’indécision des gens, des péruviens toujours déçus par leurs présidents. En plus de ça, cette année pour la première fois les militaires et policiers peuvent voter ; un nouvel électorat donc ! A cela, la faiblesse des structures politiques dans ce pays n’arrange pas les choses. En effet, Apra est un dès seul parti politique fort et organisé qui ne se soit pas construit sur une alliance politique. Tous les mêmes, tous corrompus (disent les péruviens) !
Ça c’est seulement mon impression personnelle ! Les péruviens ne voient pas ces élections comme un nouveau départ, un nouveau dynamisme pour le pays mais comme une fatalité. Plusieurs fois j’ai entendu : « Je dois aller voter ! Alors j’irais voter non pas pour choisir mon favori, car il n’existe pas… mais j’irais voter pour choisir le moins pire de tous ». Mais je critique, je critique….mais l’économie du Pérou n’a jamais était aussi bonne qu’aujourd’hui. Les péruviens veulent un président ou une présidente en qui ils peuvent avoir confiance et qui les feront tout simplement avancer.
Jérôme DENNI
09 mars 2006 dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
Intro :
Alberto Fujimori, l’ex-président péruvien a atterrit au grand étonnement de tout le monde dimanche 06 novembre 2005 à l’aéroport International de Santiago au Chili à bord d’un avion prive. Aussitôt, le premier ministre péruvien a demandé au chili son arrestation et son extradition.
L’arrestation et le méli-mélo judiciaire
Le juge Chilien Orlando Alvarez a ordonné l’arrestation de Fujimori quelques heures après son arrivé. En effet, Interpol a publié une notice rouge demandant l'arrestation de Fujimori. "Les pays membres appliquent leur législation nationale lorsqu'il s'agit de décider si une notice rouge doit être considérée comme une demande d'arrestation provisoire valable. Certains pays permettent que l'individu recherché soit arrêté provisoirement, tandis que d'autres considèrent la notice comme une simple information sans valeur juridique particulière" - site d'Interpol-. Cependant, le Pérou aurait préfère l’expulsion car celle-ci aurait permis au Chili de livrer « el Chino » immédiatement aux autorités péruviennes. Il faudra au lieu de ça patienter et passer par un long et complexe processus d’extradition, sans pour autant être sur du résultat.
Le Chili : Tu seras extrader ou tu ne seras pas extrader ?
Le Chili a donc le pouvoir ou non d’extrader Alberto Fujimori. Rappelons le contexte !
D’un cote Interpol et l’Etat péruvien qui veulent juger El Chino pour ces 21 procès dont deux, pour
crime contre l’humanité. De l’autre coté, le Japon, partenaire économique d’importance du Chili mais aussi du Pérou veut voir Fujimori libre et veut le voir revenir en Asie. Et enfin Alberto Fujimori, lui même, qui veut sa prochaine présidence au Pérou en 2006.
Ajoutons aussi, que Fujimori a été arrêté pendant une crise diplomatique (encore une) entre le Chili et le Pérou sur leur frontière maritime. Le climat habituellement tendu entre ces deux pays ne faliciteront pas l’extradition de l’ex-dictateur. De plus, en observant le passé judiciaire du Chili on se rend compte que ce dernier n’a jamais extradé une seule personnalité politique vers un autre pays. Ce qui ne présage rien de bon pour le Pérou.
Le possible retour de Fujimori
Fujimori pourrait lui-même demander son extradition il serait alors jugé pour tous ses chefs d'inculpation. Pourquoi cette prise de décision ? Tout d’abord parce que Santiago ne veut pas lui rendre sa liberté mais aussi parce que sa candidate Marta Chaves se situe à seulement 4,8 % dans les sondages. Alberto Fujimori pense que même les menottes aux poignées, son retour est nécessaire voire même indispensable pour que sa candidate prenne la tête des sondages et gagne les présidentielles.
Les avocats de Fujimori desaprouvent cette idée la qualifiant de suicidaire. Il faut selon eux prouver pour chaque charge qui pèse sur Fujimori son innocence avant sa possible extradition au Pérou.
Mais el Chino pourraít s’en tenir à sa decision et de ce fait aller a l’encontre de ses avocats comme il l’avait d’ailleurs fait concernant son voyage au Chili.
Encore beaucoup de questions en suspens
Personne ne s’attendait à voir débarquer Fujimori au Chili après cinq ans d’exil au Japon. Un président ayant demissioner de ses fonctions par fax du Japon, aujourd’hui recherché par le Pérou et Interpol pour corruption, détournement de fonds et crime contre l’humanité, arrive au Chili pour se représenter aux élections présidentielles! La situation est burlesque vous ne trouvez pas ?
Justement, avant son arrivé au Chili, el Chino serait passé par les Etats Unis - information démentit par les Chiliens- mais aussi par le Mexique. Comment a t il pu rentrer dans ces differents pays alors qu’il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international ? Son avion privé ; comment l’a t’il financé ? Et enfin, en quoi consiste la stratégie del Chino ? Pensait-il qu’il allait arriver sur le sol Péruvien sans le moindre souci, en héros ou en sauveur ? Ou tout simplement avait-il prévu ce qui lui arrive en ce moment, et sa demande personnel d’extradition fait-elle partie intégrante de sa stratégie (ce que soutiennent les fujimoristes) ?
Conclusion
L’affaire Fujimori ne finira pas de nous étonner. Alberto Fujimori va-t-il réellement demander son extradition ? Ce que je ne comprends pas, c’est comment un homme ayant démissionné si lâchement de ses fonctions de président (par fax depuis le Japon) et, ayant un mandat d’arrêt international, peut penser se présenter de nouveau à la présidence de la republique dans le pays même (le Pérou) qui souhaite le juger ? Et beaucoup de gens veulent que Fujimori revienne ! Je ne comprends pas ! La corruption, le détournement de fond c’est une chose mais faire disparaître, tuer en masse des gens ç' en est une autre ….vraiment rien ne pourra justifier ces images….
Jérôme DENNI
08 mars 2006 dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
Le Samu social.
"Le Samusocial Perú est une association civile péruvienne, créée le 23 Mars 2004, afin de mettre en oeuvre un projet pilote visant à améliorer l’accès aux services de base médico-psycho-sociaux des enfants et adolescents vulnérables et des femmes victimes de violence familiale, dans les zones reculées de Huaycán, communauté située dans le district de Ate, Lima. Le projet s’articule
autour d’une unité mobile qui parcourt les rues de Huaycán à la rencontre des personnes les plus vulnérables et d’un centre d’accueil où ces personnes pourront trouver refuge et bénéficier de conseils, d’orientation et de consultations médicales et psychosociales."
Download Peru4_oct_nov_dec.pdf. Le téléchargement du document peut prendre parfois jusqu'à une minute. Merci de patienter car il est très bien fait et est très enrichissant....
06 mars 2006 dans ONG | Lien permanent | Commentaires (3)
Le Pisco.
Le Pisco est la boisson nationale du Pérou. (A souligner que la paternité péruvienne du breuvage est très largement contestée par le Chili depuis des décennies). C’est une boisson alcoolisée, titrant environ 40° d’alcool.
C’est Francisco de Caravantes au XVIe siècle qui apporta les raisins des Iles Canaries. La première vinification au Pérou aurait été faite à Cuzco. Cependant c'est dans les vallées d'Ica, autour de la ville de Pisco (du même nom que la liqueur) où le Pérou développera ses vignes grâce à un climat plus propice pour ce type de culture.
Les premières données que l'on a sur l'élaboration de l'eau-de-vie de raisin au Pérou, remontent aux débuts du XVIIe siècle. L'historien péruvien Lorenzo Huertas raconte à ce sujet : "Nous avons trouvé un document de 1613 qui indique l'élaboration d'eau-de-vie de raisin à Ica. Ce serait une des dates les plus anciennes qui parlent de l'élaboration d'eau-de-vie non seulement au Pérou, mais en Amérique".
Les différents types de Pisco :
- Le Pisco Puro, fait à base de raison noir quebranta, variété non aromatique.
- Le mosto verde, élaboré à base de jus incomplètement fermentés.
- Le Pisco acholado, assemblage de différents cépages.
- Le Pisco aromatico, fabriqué à partir de raisins aromatiques (albilla, torontel etc…)
- Il existe aussi des Piscos faits par ajout de fruits au moment de la fermentation ou de la distillation.
Le Pisco Sour (la recette).
Cocktail National du Pérou, cocktail national du Chili……A qui revient ce succulent cocktail ? Le Chili contestera même l’origine du Pisco ! Pour eux, le Pisco est Chilien, le Pisco Sour est Chilien. Pobre Peru ! Tout ce qui se fait au Pérou serait Chilien ?
Restons logique, le Pisco est évidemment Péruvien et il se produit autour de la ville Péruvienne de Pisco ! L’histoire nous le dit, se sont les espagnols mêmes, les conquistadores qui ont apporté les vignes au Pérou pour produire, à l’origine, du vin. Le succès de l'exploitation de la vigne péruvienne fut tellement conséquent qu'on a commencé à exporter du vin depuis le Virreinato du Pérou vers l'Espagne. Ce succès a motivé les producteurs péninsulaires sous Felipe II l'interdiction de ce commerce afin d'éviter une concurrence dangereuse en 1614.
Suite à cette restriction, les moines fortunés côtiers se sont reconvertis dans la production de l'eau-de-vie fine de raisin péruvienne. Ce nouveau produit s'est rapidement transformé en une boisson populaire, le Pisco ! J’ai beau avoir fait des recherches sur l’origine du Pisco au Chili et je ne remonte qu’à quelques décennies. Il y a une sacrée différence de date.
Le Pisco Sour quand à lui aurait été inventé à Lima dans les années 50 et aurait fait le bonheur de John Wayne (marié d’ailleurs à une Péruvienne). Certes, vous pouvez contester cette histoire, je l’avoue. Juger aujourd’hui a qui appartient le cocktail Pisco Sour est une chose impossible. Alors comme beaucoup d’entre vous, on a son propre point de vue sur le sujet. C’est mon blog, donc je vais vous donner le mien :
Le Pérou à la réputation (et je vous assure qu’il mérite cette réputation) d’être un pays hautement gastronomique ; c’est la petite France de l’Amérique latine. On y mange très bien presque partout (ce qui n’est pas tout à fait le cas au Chili), les plats sont délicieux et variés. Les péruviens ont dans leur culture l’art de bien savoir cuisiner et de préparer des petits plats hauts en couleurs. Le Pisco leur appartenant, je vois bien s’inscrire dans cette logique culinaire (que le Chili ne possède pas), la création du Pisco Sour. Mais ce que le Pérou ne possède pas et ne maîtrise pas, c’est l’art de vendre, l’art de se vendre. Le Pérou est assis sur une Chaise d’or sans en tirer les profits. Le Pisco fait parti de ce patrimoine culturel et le Pérou n’a pas su, à ses débuts le vendre, le mettre en valeur, l’exporter et le faire connaître. Les Chiliens ont en alors profité. En effet, ils sont d’une efficacité redoutable concernant les affaires et ont réussi à semer la confusion dans l’esprit des consommateurs, en vendant leur propre Pisco.
En conclusion.
Aujourd’hui l’Etat Péruvien, plus précisément le Ministère des relations extérieures et du commerce extérieur mettent tout en œuvre pour promouvoir le Pisco Péruvien. Le Pisco Péruvien reconnu à travers les concours internationaux comme meilleur liqueur (concours mondial de Bruxelles et concours international de vin et de liqueur de Londres). Grâce à la volonté de l’Etat péruvien de promouvoir son Pisco et à la qualité de cette liqueur récompensée dans les différents concours, en 2004, l’exportation du Pisco péruvien a augmenté de 39 % par rapport à 2003. Que Viva el Pisco peruano !
Jérôme DENNI
05 mars 2006 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (2)
Ingrédients Pisco Sour.
3 mesures de Pisco pur.
1 mesure de sirop de cannes (ou 2 grandes cuillerées de sucre).
1 mesure de jus de citron vert.
1 blanc d’œuf.
4 cubes de glace pilée.
4 gouttes d’angostura ou de cannelle en poudre.
Préparation.
- Mettre le blanc d’œuf dans le bol du mixer et faire tourner jusqu’à obtention de la mousse.
- Ajouter la glace pilée jusqu’à mi-hauteur du bol, mixer à nouveau puis ajouter le reste des ingrédients, sauf l’angostura.
- Mélanger jusqu’à ce que la glace soit complètement réduite et rectifier si nécessaire en ajoutant
plus de glace ou de Pisco ou de citron.
- Verser tout dans le verre avec les 4 gouttes d’angostura dessus à défaut une pincée de cannelle.
Si même moi j’arrive à le faire c’est pour dire si c’est facile. Je pense qu’en France le Pisco doit être difficile à trouver. Alors si vous n’en trouvez pas, essayez pour voir avec de la Vodka….ça ne doit pas être mauvais non plus.
Et un peu d’histoire pour les plus courageux…
Jérôme DENNI
05 mars 2006 dans Recettes | Lien permanent | Commentaires (1)
Un guide pour la forme.
Vous voulez partir au Pérou ? Comme un vrai routard ? Avec une agence de voyage ? Dans tous les cas je suis sur que pour préparer votre périple, vous allez tous à la Fnac (pardon dans une librairie) acheter votre Routard, votre Petit Futée ou un autre guide.
Il suffit de vivre un mois dans un pays pour se rendre compte combien ces guides sont mauvais. Mauvais, c’est peut être un peu fort non ?
Je m’explique. Il est facile tout d’abord de noircir des pages sur l’histoire, l’économie, la politique du pays. Les guides souvent s’en donnent à cœur joie ! Ca les rend plus gros et donc plus attrayants. Certes c’est intéressant, mais quand est il de sa véritable fonction de guide ?
Qui écrit ces guides ? Des étudiants…. Quelle est la fréquence de renouvellement ? Dans mes guides beaucoup de restaurants proposés n’existent plus depuis quatre ans. Ça fait beaucoup vous ne trouvez pas ? On se pose alors des questions sur la fiabilité de notre guide chérie ; et on a bien raison !
Certes, le guide reste indispensable, mais il est totalement inutile d’en acheter plusieurs, un seul suffira, le plus petit si possible pour qu’il prenne le moins de place dans votre sac à dos.
Les indispensables : Le site & Pachamama
Alors que faire ? Comment et par quel moyen peut on préparer son voyage ? L’information est toujours plus fiable lorsque celle-ci est donnée par des personnes qui vivent au quotidien dans le pays en question. Au Pérou la communauté française est malheureusement très faible, ce qui n’est pas du tout le cas pour nos amis les Belges.
Je vous conseille alors le site Internet d’une agence de voyage Belge. Presque tout ce que vous devez savoir sur le Pérou y est inscrit. Le seul petit défaut (selon moi) et de s’y retrouver…..En plus de leur site Web, l’agence de voyage est à recommander fortement. Elle connaît très bien le pays, les magouilles en tous genres à éviter et vous pouvez être sur de partir sans accrocs, ce qui reste ici encore du domaine de l’exploit.
Puis, je viens de découvrir le CD Rom Pachamama fait par deux
français qui vivent au Pérou déjà depuis plus de trois années. Il est en anglais, espagnol et surtout en français. Interactif, avec « plus de 1200 photos, des visites guidées, des cartes, des plans de randonnées, des maquettes de sites archéologiques…. ». Vous pouvez l’acheter en ligne au prix d’un guide (20 euros). Personnellement je l’ai acheté à Lima et je regrette de ne pas avoir découvert ce petit bijou avant. Vous l’avez compris, si vous partait au Pérou il est indispensable.
En conclusion
.Voilà, un site Internet et un CD Rom c’est tout ce que j’ai à vous proposer pour l’instant. Mais je vous assure que grâce à ces deux supports vous partirez bien informé. Mais ne vous inquiétez pas je continuerais à vous donner des bon plans dans ce blog….alors restez à l’écoute.
I
Jérôme DENNI
03 mars 2006 dans Je vous le conseille | Lien permanent | Commentaires (1)
02 mars 2006 dans Contes du Pérou | Lien permanent | Commentaires (0)
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